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mardi 26 septembre 2017




Réactions à l’actualité


Vente d’Alstom à Siemens.
Comme l’a dit Jean_luc Mélenchon au rassemblement du 23/09 : les « élites » vendent le patrimoine industriel à l’encan. Il faut bien comprendre que la classe dominante française n’aime pas l’industrie : c’est sale et c’est remplis d’illettrés qui votent mal. La liste des entreprises passées à l’étranger est longue : Alcatel, Alstom T&D, Lafarge, Pechiney, Arcelor,…. STX est un cas à part car va passer des coréens aux italiens.
On peut rétorquer que la France fait de même mais il concerne souvent des activités qui n’auront pas d’impact sur le local comme les rachats de sociétés par EDF ou Orange.
Un petit mot sur le rachat d’Alstom T&D par GE. Lors d’une conférence sur la guerre économique Christian HARBULOT, Directeur de l'École de guerre économique spécialisé en intelligence économique et Cybercriminalité nous a expliqué comment les Américains avaient instrumentalisé leur système judiciaire pour faire pression sur Alstom. Ils avaient notamment emprisonné illégalement un cadre d’Alstom mis au secret. Comme la classe politique française est au mieux pleutre au pire achetée, il ne restait plus qu’à vendre l’entreprise qui a la maîtrise des chaudières nucléaires notamment celles utilisées dans nos sous-marins. Je vous laisse réfléchir à cette situation.
Mon analyse est que la classe dirigeante organise sa propre impuissance en matière de politique industrielle comme elle l’a fait avec l’Europe pour la politique financière. A l’instar de dire que c’est la faute de l’Europe quand on doit se serrer la ceinture, ils pourront dire que c’est la faute des étrangers s’il y a des plans sociaux en France. Cela a déjà commencé avec Alcatel racheté par Nokia qui avait dit qu’il créerait des emplois alors qu’un plan social est annoncé à Lannion. Idem pour GE qui va dégraisser.
Qui peut croire que le mariage entre Alstom et Siemens va permettre au nouveau groupe de résister à la concurrence chinoise ? A moins de baisser les salaires au niveau chinois, on ne peut penser à résister dans un environnement où la seule valeur est l’argent. De plus, la tendance naturelle du marché, cher aux néolibéraux, est d’aller vers l’oligopole qui ne peut que faire augmenter les prix. Et qui payent au final les montants des marchés publics ? La classe moyenne dont une bonne partie des winners qui suivent Macron. Bien fait.
Article du Monde qui pose le problème mais avec une mauvaise analyse http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/12/25/l-annee-ou-trois-groupes-du-cac-40-ont-ete-vendus-a-des-etrangers_4838004_3234.html

L’extrême droite au parlement allemand.
« Horreur, les nazis sont entrés au parlement allemand! ». C’est l’antienne que l’on entend partout. La démocratie est péril, l’héritier d’Hitler est en route. Mais cela n’a rien à voir avec la réussite du modèle allemand qui va très bien avec son taux de chômage au plus bas.
Des nazis? Patrick Moreau du CNRS explique que non au 13h00 de France Inter du 25/09 https://www.franceinter.fr/emissions/le-journal-de-13h/le-journal-de-13h-25-septembre-2017 . Ce sont essentiellement des populistes anti immigration. En revanche il y a bien de néo-nazis dans le gouvernement ukrainien donc du côté des gentils qui se battent contre le méchant Poutine. 
Comment ont-ils pu prospérer puisque le pays va bien économiquement? Les communistes du FMI ont sorti une étude où ils s’inquiètent de la montée de la pauvreté en Allemagne. Eurostat donne 22,5% de travailleurs pauvres à comparer au 8,8% français. Ce chiffre laisse une bonne marge de progression à Macron qui s’emploie à combler le fossé. Ces deux seuls chiffres devraient suffire mais il se trouve encore des europhiles béats pour dire que même au seuil de pauvreté on vit bien en Allemagne. Illustration du « on a toujours assez de courage pour supporter la douleur des autres ».
La question de l’immigration a été porteur pour l’AfD. Contrairement à ce qu’on croit, ce ne sont pas seulement les lois Hartz qui ont augmenté la pauvreté. La politique de Merkel sur l’immigration n’est pas une politique de fraternité mais la suite des lois. Sur un marché du travail où il y a déjà 3 fois moins d’entrants chaque année qu’en France, il faut apporter des ressources supplémentaires qui doivent permettre de tirer les salaires vers le bas. Ce n’est pas nouveau mais ce n’est pas comme cela que c’est expliqué dans les médias. La création d’un SMIC n’a pas été une amélioration sociale comme trompété de ce côté ci du Rhin mais le signe que l’élasticité de la patience du peuple allemand avait atteint le quasi point de rupture. Trop tard pour ces élections.

Le geste déplacé de Baffie
J’ai vu passer sur Twitter un extrait où on voit un animateur relever de 2 cm la jupe d’une jeune femme qui ne semble pas être gêné comme avait pu l’être une autre chez Hanouna pour carrément être embrassé sur la poitrine sans son consentement. Grosse émotion et réactions outrées que personnellement je trouve grotesques. Dire que c’est une incitation au viol c’est la même chose que dire que les jeux vidéos sont à l’origine de la violence chez les jeunes. Par ailleurs, l’agressée est une personne connue qui ne peut arguer du fait qu’elle était trop impressionnée pour répondre. En disant cela on dit juste qu’elle est irresponsable et par rebond on retire aussi la responsabilité de l’ »agresseur ». RIEN ne l’empêchait de mettre une baffe à Baffie si cela la gênait. C’est le genre de polémique qui, au lieu d’aller dans le sens de la protection des femmes, caricature les actions en leur faveur. Que dirait-on si, à l’instar de nombreuses vidéos sur Facebook, on organisait une caméra cachée où un type dans une fausse borne descend complètement les jupes des femmes qui s’arrêtent devant la borne révélant leurs sous-vêtements (en majorité des strings) ?    
Il vaut quand mieux utiliser toute cette énergie à protester pour le viol d’une gamine de 11 ans transformé en simple « atteinte sexuelle » que pour un simple geste déplacé sans conséquences.


Ce matin dans Ouest France, un recruteur, dans un « forum de l’emploi » (en fait une Bourse du Travail), explique que les critères de recrutement son « à 95% sur le savoir être ». En un mot : docile . #traduisonsLes

Petit rappel historique
Au début des chemins de fer, l’Etat concédait des lignes et les compagnies étaient privées. Comme l’Etat alors avait encore le sens du bien commun, il imposait des trajets et des conditions. Du coup, les sociétés privées n’ont pas été assez rentables et ont demandé à être nationalisées. Ceci illustre bien que le privé ne peut gagner de l’argent en répondant à un besoin collectif sans dégrader le service  

Si vous trouvez cet exercice intéressant, n'hésitez pas à me le faire savoir. 


dimanche 24 septembre 2017




Réaction rapide au discours de Jean-Luc Mélenchon


Je l’ai écouté attentivement et, comme d’habitude, on a eu un discours pédagogique avec une présentation claire de la situation.

Avec un mécanisme bien huilée, la propagande médiatique et ses relais bêlants sur les réseaux sociaux a tout de suite polémiqué sur une des toutes premières phrases de JLM : le peuple qui a bouté les nazis hors de France. L’aubaine était trop bonne pour ne pas parler de la suite du discours et de son fond. Mais ceux qui disent que la rue n’a pas foutu dehors les nazis ont raison. En effet, dans les années 40, la masse des Français était au mieux indifférente au pire collabo. La résistance était très minoritaire. Donc si vous rencontrez un troll macronien qui répète sa leçon dites lui « Oui bien sûr, comme en 1940 il y a aujourd’hui plus de collabos que de résistants » .

On revoit aussi les éléments de langage sur l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Aujourd’hui, c’est pour dire que c’est la rue et non les élections qui l’ont amené au pouvoir. J’en ai déjà parlé pendant la campagne présidentielle : http://blogdugeekvintage.blogspot.fr/2017/05/traitre-emmanuel-goldstein-allez-faire.html  

Pour les références aux manifestations de rue, il y a, à mon avis une erreur de stratégie. Ne citer que des manifestations de gauche c’est rester dans son camp et s’attirer la critique. Il me parait plus judicieux de parler du Mouvement pour l’Ecole Libre de 1984 qui avait fait tomber le gouvernement Maurois. Ainsi vous désarmez votre contradicteur en disant qu’il est bien content qu’il y ait des mouvements de rue et qu’il trouve alors ce procédé bien démocratique.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_de_l'%C3%89cole_libre_de_1984#La_manifestation_du_24_juin_.C3.A0_Paris
Pour 1968, il ne faut pas oublier qu’au départ la CGT était très réservée pour ne pas dire contre le mouvement étudiant. Je trouve d’ailleurs que l’appel au jeune est pertinent. Le pouvoir a toujours peur des mouvements de jeunes car ils ont encore l’énergie pour agir et le peuple n’aime pas que l’on tire sur ses enfants. C’est pourquoi, une sape régulière du système d’éducation est plus efficace.

En fait, quand Macron ou un de ses laquais parle de « rue », il veut dire « peuple », cette masse amorphe, grouillante et imbécile qui devrait rester à sa place. Ses soutiens actuels (je dis actuels car bon nombre se croyant à l’abri seront un jour ou l’autre touché par les effets du système en place) sont, d’après un sondage Odoxa, des CSP+ de plus de 35 ans. Il n’y aurait donc que des abrutis qui suivent JLM. Cette expression marque le mépris de classe le plus profond et ne fait que refléter le sentiment diffus dans les médias. J’ai toujours pensé qu’il fallait être plus intelligent pour être de gauche que de droite. A droite, c’est facile: il suffit de rester sur "moi et mon pognon". A gauche on est obligé de se pencher sur des concepts compliqués comme liberté, égalité, fraternité, laïcité, … Comme disait Sénèque « Chacun préfère croire que de juger » . En gros, on préfère répéter ce que l’on entend que de réfléchir au sens des problématiques. Je reviens sur la démarche pédagogique de JLM. Il ne prend pas son auditoire pour des imbéciles et explique les tenants et aboutissants de ses assertions. En gros, il n’assène pas des vérités péremptoires et donne les outils pour vérifier la véracité de ses propos. Le problème est que cela prend du temps et de l’énergie et que le laquais préfère des idées prémâchées.

Un dernier mot sur le caractère haineux et menace de la démocratie de JLM. Tous les « remparts » de la démocratie qui soutiennent les gentils opposants démocrates vénézuéliens, ont-ils entendu parler de Leopoldo Lopez ? C’est une des figures de l’opposition qui a la particularité de trouver que  Pinochet avait fait du bon travail en s’opposant à la racaille socialiste et qui est rémunéré par Washington depuis des années. Cet authentique démocrate a été condamné à la prison pour avoir organisé une expédition punitive qui avait fait une douzaine de morts. Condamné à 13 ans de réclusion, il a été mis en résidence surveillée pour raison de santé par l’infâme dictateur Maduro. Je vous laisse 2 versions dont l’une s’appuie sur des faits et l’autre ….
Je n’ose imaginer la réaction de toutes ces belles âmes (dont beaucoup au PS) si JLM avait déclaré que Castro avait fait barrage à cette racaille capitaliste et qu’il appelait à un soulèvement armé contre Macron.
De même que dira-t-on si JLM va rendre visite prochainement à Maduro, alors que Macron se permet de recevoir JUlio Borges, président du Parlement vénézuélien (le dictateur Maduro l’a laissé sortir du pays?) http://www.liberation.fr/societe/2017/09/04/macron-recoit-le-president-du-parlement-venezuelien-opposant-a-maduro_1594147

Je pourrais en rajouter mais cela risque d’être un peu trop long. Il y a bien une guerre déclarée contre le peuple. J’en parlais déjà en juillet 2015 http://blogdugeekvintage.blogspot.fr/2015/07/la-guerre-commence-translation-below.html Les forces sont pour le moment inégales mais utilisons notre intelligence à dénoncer les manipulations tant qu’on peut encore le faire.

Prochainement je vous parlerai de Macron, nouveau numéro 2 au Village https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Prisonnier


Leopoldo Lopez
Version Le Parisien : http://www.leparisien.fr/international/venezuela-l-opposant-emprisonne-leopoldo-lopez-est-en-bonne-sante-08-05-2017-6927627.php
Version l’Humanité : https://www.humanite.fr/leopoldo-lopez-un-delinquant-de-premiere-soutenu-par-washington-639611

mardi 25 avril 2017



 19+6 = 25


19+6 = 25 et pas de Marine Le Pen au second tour. Les faits et l’arithmétique sont têtus, les électeurs de Benoit Hamon ont créé les conditions objectives de l’arrivée de MLP au second tour et la disparition de la gauche de la présidentielle. J’en veux moins à tous ceux qui ont voté pour les autres candidats par conviction qu’à ceux qui n’ont été que les idiots utiles de la classe dominante.
Pourtant en début de leur campagne que n’avons nous pas entendu sur le thème « Mélenchon doit se rallier à Hamon » quand les sondages étaient encore favorables. Au fur et à mesure on ne les a plus entendu. De même un « pacte de non agression » avait été convenu entre les deux candidats. Mélenchon l’a respecté, Hamon l’a violé à la première occasion. Mais on appelle cela la culture maison. 

On les avait prévenu.


Il n’ont pas voulu entendre et certains même disent maintenant que c’est la faute de Mélenchon.

Aujourd’hui, le grand problème pour la classe dominante ce n’est pas MLP mais Mélenchon. S’il n’y a qu’un élément de preuve que JLM était le seul à remettre en cause son pouvoir, c’est bien celui-là. Une propagande que Goebbels n’aurait pas renié s’est déchainée pendant la campagne contre Mélenchon : ALBA, Poutine, Syrie . Foin d’arguments rationnels (Cf vidéo Osons causer), l’ennemi devait être abattu. Toutes ces belles âmes qui appellent à faire barrage ont été les premières à utiliser des méthodes dégueulasses décrites dans « Mein Kampf »  par Hitler.

Dis-moi les méthodes que tu utilises, je te dirais qui tu es.

Soyons clair. Ce n’est pas un complot qui a été orchestré et continue de l’être, c’est la lutte des classes. On a essayé de nous faire croire qu’elle avait disparu. Car le système néolibéral ne veut voir que des consommateurs qui maximisent leur bien-être suivant leurs ressources. 

Il est paradoxal qu’une France qui a tous les stigmates du néo-pétainisme et qui va voter les pleins pouvoirs à la finance appelle à voter contre les nostalgiques de Vichy. Car si le néolibéralisme n’a aucune mémoire, il existe quand même une histoire. En 1940, le discours majoritaire était «Soyons réaliste, l’Allemagne est la plus forte », « la France est en déclin car elle n’est pas vertueuse », …  De nos jours comme à cette époque il y a plus de collaboration que de résistance.

Maintenant passons au vote castor. ou la démocratie du barrage. C’est devenu systématique : au premier tour, vous votez selon votre choix; au second, vous faites barrage. Ce n’est même plus un choix, c’est une injonction. Le système néolibéral a développé la pensée réflexe (en médecine on parle d’arc-réflexe médullaire) . On entretient la peur ou le stress pour court-circuiter le cortex et la réflexion. Cela permet de ne pas poser les questions qui fâchent. On manipule encore une fois les foules crédules en utilisant les méthodes les plus abjectes. "La propagande fonctionne mieux quand ceux qui sont manipulés sont confiants qu'ils agissent de leurs propres volontés" -Goebbels.

Demandez à ceux qui ont fait barrage en région PACA et qui ont vu des mesures prises par Estrosi que même le FN n’aurait pas oser prendre.
Qui se rappelle de Jean-Pierre MASSERET pour les régionales du Grand Est ? Investi PS, il a décidé de rester contre l’avis du PS qui lui a retiré l’investiture. On l’a accusé de faire le jeu du FN sachant que  Philippot était arrivé en tête au premier tour. Résultat : l’Union de la droite est arrivé en tête avec la majorité absolue, Philippot a été blackboullé et Masseret continue de siéger à la région. Sans lui, il est même possible que le FN aurait eu plus de pouvoir. La catastrophe prévue n’est pas arrivée.

Pour conclure, leur barrage n’est qu’une digue qui sera submergée à un moment ou un autre si l’on continue comme actuellement, ce qui est bien parti pour les 5 prochaines années. L’élasticité de la patience du peuple est déjà bien étirée. A un moment ou un autre, l’élastique pètera dans les doigts d’une classe supérieure gloutonne.

Hitler ? Goebbels ? Caricatural ? Réfléchissez-y les gens et regardez les vidéos. Pour moi, le fascisme de la bien pensance invite de faire barrage au fascisme brun en votant pour un fascisme financier. Il suffit de voir les réactions des bourses européennes et mondiales, des politiques européens (même Tsipras a été de son petit billet de félicitation à Macron soutenu par le bon Dr Schaüble fossoyeur de la Grèce). Le capitalisme s’accommode très bien des dictatures donc MLP ne lui fait pas peur. 

En 1995, Chirac a été élu sur le thème de la fracture sociale. En 2002, Le Pen au second tour. J’ai voté Chirac à l’époque. Depuis, 3 quinquennats. Le Pen au second tour. Et c’est la faute à Mélenchon? Qui a crée les conditions objectives à ce vote ? Mélenchon ? Qui a préféré que MLP soit au second tour qu’une candidature de gauche. Mélenchon ? Qui a été affronter MLP dans son fief et a perdu à cause d’un vote PS local corrompu? Macron ? Hamon ? Qui a gagné un procès contre MLP pour l’avoir traité de fasciste ? Macron ? Hamon ?

En fait, JLM subit le même traitement que Corbyn en Angleterre ou Sanders aux USA, le tir de barrage de la classe dirigeante.

Le 7 mai, je voterai blanc. Et c’est mon droit.

Ajout du 10/07/2017 :
Pour tous les "naïfs" qui croyait en Hamon la preuve que ce qui était important pour le PS était bien l'élimination de Mélenchon et pas faire barrage à MLP. Pour cotoyer des socialistes ayant fait partie des instances du PS, il suffit de les écouter pour entendre la haine envers JLM : "un manipulateur", "une brute", et j'en passe des meilleurs.
Par ailleurs, on entend beaucoup de "Mélenchon est parano et complotiste. Ce genre d'accusation avait pas mal cour en URSS. Le fascisme rampant fait rage.
La "confession" de Hamon : http://www.bfmtv.com/politique/pour-hamon-les-socialistes-auraient-perdu-la-presidentielle-quelle-que-soit-l-identite-du-candidat-1213225.html
La psychiatrie punitive en URSS : https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychiatrie_punitive_en_URSS


Voter Hamon ou Mélenchon : https://www.youtube.com/watch?v=JP1GLTPjZeo
Les intox sur JLM : https://www.youtube.com/watch?v=Xcp-H3WVBK4
Le libéralisme est un fascisme : http://www.lesoir.be/1137303/article/debats/cartes-blanches/2016-03-01/neoliberalisme-est-un-fascisme
Résultat régionales grand Est : http://election-regionale.linternaute.com/resultats/grand-est/region-44
La satisfaction des banquiers http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/effet-macron-pourquoi-les-banques-s-envolent-en-bourse-695517.html 




jeudi 28 juillet 2016



L’argument boomerang  

(english translation below)


L’image ci-dessus est très utilisée en ce moment sur Twitter.

Pour les non anglophones je traduis :
« C’est par moi-même que je suis devenu très riche »
Bloomberg évalue la richesse nette de Trump à 2,9 Mds$ … Si Trump s’était contenté de mettre l’argent de son père dans des fonds de pension investissant dans les Standard & Poors 500 et passé son temps à peindre avec le doigt, il aurait 8 Mds$

Pris au premier degré et utilisé dans ce but sur Twitter par des anti_Trump, c’est « Quel gros nul! » .

Le problème survient quand on lit attentivement la citation et qu’on réfléchit un peu. En effet, ce texte dit « si vous choisissez la rente vous gagnerez plus que si vous êtes entrepreneur et que vous donnez du travail au gens » . Donc on a ici le résumé de ce qu’est le système néolibéral actuel où l’entrepreneur a disparu au profit du financier et de l’actionnaire rentier. Si le capital est indispensable à l’économie, il ne doit en être qu’un élément moteur ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

Je serais Trump, je retournerais donc l’argument en disant « Vous voyez, la finance se moque de moi car j’ai créé des emplois. Ce faisant, j’ai créé de la richesse pour la communauté et non pas capté celle-ci à mon seul profit. »

Voilà comme on produit un effet boomerang où l’on renforce son adversaire au lieu de l’affaiblir.

Je précise pour ceux qui ne lisent pas habituellement mon blog que Trump n’est évidemment pas ma tasse de thé et que je suis plus proche de Bernie Sanders.








The boomerang argument


The image above is used a lot nowadays on Twitter.

Taken litterally and used for this purpose on Twitter by anti-Trump people, it means « Trump is such a loser ".

The problem arises when you read carefully the citation and think about it. As a matter of fact , it says "if you choose financial revenues, you will gain more than if you are an entrepreneur and give work to the people." So we have here a summary of what the current neoliberal system is. A system where the entrepreneur has disappeared in favor of the financial and share holder. If the capital is essential to the economy, it should be a driving force which is no longer the case.

I'd Trump, so I would turn back the argument against my adversaries by saying, "See, finance makes fun of me because I have created jobs. In doing so, I have created wealth for the community and not picked it to my own benefit. "

That is how we produced a boomerang effect where one strengthens his opponent instead of weakening it.

Just for those who do not usually read my blog : Trump is obviously not my cup of tea and I am closer to Bernie Sanders.

mardi 1 mars 2016




Le travail, c'est la santé



Dans la cacophonie actuelle, la propagande de la classe supérieure et le mélange des signifiants, il est bon d’essayer de se repérer au travers d’écrits dont les auteurs sont manifestement d’une intelligence supérieure. Je vais donc parler aujourd’hui d’une de ces figures qui éclairent la réflexion d’un siècle : Bertrand Russell.

Je connaissais Russell comme le mathématicien et logicien. C’est lui qui a notamment énoncé ce qu’on appelle le Paradoxe de Russell : l ‘ensemble des ensembles n’appartenant pas eux-même appartient-il à lui-même? Cela était très important dans la définition de l’infini en acte par Cantor.
Ce paradoxe est plus connu du grand public sous le nom du Paradoxe du barbier : le barbier ne rase que ceux qui ne se rasent pas eux-mêmes. Qui rase le barbier?

Au-delà de son activité scientifique, Russell était un philosophe de première ordre qui obtiendra le prix Nobel de littérature en 1950. Toutefois, ce qui m’intéresse aujourd’hui est un petit livre peu connu paru en 1932: « L’éloge de l’oisiveté ».

En résumé :
- la « valeur travail » est utilisée par la classe privilégiée qui soupçonne les classes pauvres de tomber dans l’oisiveté et la dépravation si elles ne travaillent pas et qui est une forme d’oppression
- la production industrielle est suffisante pour nourrir l’humanité.

En faisant un zoom plus important, je m’arrêterai sur l’allégorie de la fabrique d’épingles.
La première version vient du dieu des néolibéraux, Adam Smith  qui, dans « Richesse des nations »  fait éloge de la division du travail qui permet de produire plus avec moins de personnes en utilisant l’exemple d’une fabrique d’épingles

La version de Bertrand Russel est différente :
« Prenons un exemple. Supposons qu’à un moment donné, un certain nombre de personnes sont embauchées dans une manufacture d’épingles. Elles font autant d’épingles qu’il en faut dans le monde entier, en travaillant, disons, huit heures par jour. Quelqu’un met au point un moyen de faire deux fois plus d’épingles avec le même nombre d’hommes. Mais les épingles sont déjà si bon marché que l’on pourrait difficilement en baisser le prix. Dans un monde sensé, toute personne impliquée dans la fabrication d’épingles choisirait de travailler quatre heures au lieu de huit, et tout irait comme avant. Mais dans le monde réel, cela serait perçu comme démoralisant pour les travailleurs. Les hommes travaillent donc toujours huit heures, il y a trop d’épingles, des employeurs font faillite, et la moitié des ouvriers perdent leur emploi. Au bout du compte, la quantité totale de loisir dans ce cas est la même que dans l’autre, sauf que la moitié des hommes sont complètement oisifs, tandis que les autres sont encore surchargés de travail. Dans cette perspective, il est certain que ce loisir subi sera partout cause de misère au lieu d’être une source de bonheur universelle. Que peut-on imaginer de plus absurde ? «

Précision.
Lors d'un diner avec un chef d'entreprise de PME, à la question "Bien évidemment les gens sont payés moitié moins cher?" j'ai bêtement répondu "oui". Au contraire, bien évidemment les ouvriers gardent le même salaire PUISQUE le chiffre d'affaire ne change pas et il n'y a aucune raison de changer les prix. Ma réponse automatique montre que le venin de la logique néolibérale est bien ancrée dans notre réflexion. Et le système est logique lorsqu'il garde les 8h00 car l'idée est, si on ajuste le salaire au temps de travail de 4H on va avoir un gain de productivité que l'on fera bénéficier en partie au consommateur par une légère baisse des prix et, se faisant, augmentant la marge donc les profits.

On ne peut s’empêcher de remarquer le parallèle entre ce qui est relaté ici et la situation des agriculteurs français. Face à une surproduction basée sur une concurrence déloyale, la réponse des politiques et néolibéraux : « vous êtes trop petits et vous devez produire plus pour baisser vos coûts  de revient ». Voilà une assertion qui ne peut que faire rire une personne ayant un minimum de réflexion logique mais qui mène les agriculteurs au désespoir. Au passage, les normes, sous couvert de protection des consommateurs ou de la nature, n’existent que pour protéger les gros et éliminer les petits. Exemple : les fromages au lait cru que l’industrie a essayé de faire disparaitre car soit disant dangereux pour la santé alors que les cas de listérioses n’apparaissent que dans l’industrie du pasteurisé. A mon avis, il va y avoir des normes bientôt sur le bio pour empêcher le développement de cette agriculture et à permettre Monsanto à vendre ses pesticides.

Il reste que cette allégorie donne un coup de projecteur sur ce qui se passe actuellement et de la nécessité de repenser les bases de l’organisation de la société ou, comme on dit de nos jours, « changer de logiciel ». Ce qui est intéressant c’est que ce texte date de 1932 et est toujours d’actualité n’en déplaise à notre licencié en histoire de Premier Ministre.

A ce propos, je vais donner un petit cours d’arithmétique du niveau 5ème à icelui pour montrer de façon simple que certaines mesures du projet de loi El Khomri ne créeront aucun emploi, bien au contraire.

Prenons les heures supplémentaires qui passeraient (après accord d’entreprise - mort de rire-) de 25% à 10%.
Imaginons une entreprise dont les salariés sont payés 10€/h.
Une semaine de 35 h coûte 350€
Le coût d’une heure supplémentaire à 25% = 1,25€
Si on divise le coût semaine par le coût heure supplémentaire : 350/12,5= 28 . Cela veut dire qu’à partir de 28h supplémentaires il devient intéressant d’embaucher une personne car on payerait alors le même montant (350) mais pour quelqu’un travaillant 35h.
On fait la même opération avec un surcoût de 10% : 350/11= 32 . On est proche d’un plein temps et donc le surcoût est dans les 3h manquantes qui ne vont pas inciter à embaucher quelqu’un.
C’est un raisonnement simpliste mais que nos intelligences supérieures (du moins qui le croient) n’ont pas été capables de faire.

Pour conclure sur l’allégorie de la fabrique d’épingles; dire que les gens ne travaillent pas assez est un non sens illogique qui ne produit au final que de la misère. Il n’est même pas sûr que ceux qui profèrent cette énormité n’aient jamais lu Russel où même un livre qui ne parle pas de finance.
J’ai l’habitude d’écrire que le monde est aujourd’hui divisé en hors-crise et dans-la-crise. Ce n’est pas nouveau comme analyse :
"La société est composée de deux grandes classes : ceux qui ont plus de dîners que d’appétit, et ceux qui ont plus d’appétit que de dîners."
Sébastien-Roch-Nicolas, dit CHAMFORT (1741-1794)
Comme quoi, tous ceux qui disent qu’ils sont dans la modernité ne font que reproduire les mêmes causes pour les mêmes conséquences.

Samedi émission "Permis de penser" sur France Inter http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1244935
Antoine Lyon-Caen : "Cette loi est comme si, pour donner des cheveux à des chauves, on rase tous ceux qui ont des cheveux"

Bertrand Russel: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bertrand_Russell
L’éloge de l’oisiveté: https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89loge_de_l'oisivet%C3%A9
Texte entier : https://parachrematistique.wordpress.com/2013/03/20/eloge-de-loisivete-par-bertrand-russell-24/

Fabrique d’épingle  Adam Smith : http://antisophiste.blogspot.fr/2013/03/adam-smith-et-la-manufacture-depingles.html

samedi 23 janvier 2016







"Je ne suis qu'un inutile"



Quand je suis allé acheter l’ouvrage, je ne me souvenais plus du titre précisément et je demandais « L’homme invisible ». Inconsciemment, mon cerveau avait fait l’amalgame entre l’inutilité et l’invisibilité. J’aurais pu demander « l’homme invincible » ou « L’homme indestructible »; mais non, c’est l’invisible qui m’est venu spontanément à l’esprit. Cela montre que, pour moi et je pense de nombreuses personnes, l’inutilité de l’individu entraîne son invisibilité. Dans certains cas, il pourra même avoir une visibilité mais les gens ne voudront pas les voir et leur conférera une invisibilité virtuelle. Exemple les SDF. Pierre-Noël Giraud d’ailleurs fait rejoindre les 2 concepts à la fin de son introduction : « L’homme inutile est une réalité encore très largement invisible pour l’économie et la politique »

Pour l’auteur la définition de l’homme inutile est celle de l’inutilité aux autres et à soi dans une vision économique. Je résume et caricature un peu (mais pas beaucoup) : l’homme inutile n’est pas un « bon consommateur » c’est-à-dire quelqu’un qui gagne assez d’argent pour alimenter l’économie. Tous les individus qui sont un « coût » pour les autres que cela soit par une aide publique ou privée sont des « inutiles » (Wauquiez sort de ce corps). Les working poor et tous ceux qui ne consomment pas assez sont des « inutiles ». Au passage j’ai découvert que j’en faisais partie.
Dans l’épisode 12 du Prisonnier il y a une scène ou un barbu vient se confesser en répétant « Je suis un inutile ». La version originale utilise « inadequate » donc inadapté. Là encore on peut penser que l’homme inutile n’est pas adapté au système en action. https://www.youtube.com/watch?v=Ged045qQxoY

Il faut noter que l’auteur attend le 5ème chapitre avant de donner sa définition. Le début de l’ouvrage n’est qu’un discours pro domo sur l’importance et l’utilité des économistes. Il fait souvent un parallèle avec la physique et, à mon sens, il devrait la laisser là où elle est. De même pour les mathématiques quand il parle d’évolution qui n’est pas linéaire confondant la linéarité qui est existante puisqu’il manipule des données à caractère continu dans le temps et le fait que la forme de la courbe est chaotique.

Il pose rapidement un cadre analytique et conclu que toutes les théories économiques se basent sur certains éléments dont la rationalité du consommateur. Et c’est là que commence nos désaccords. Toute personne qui a travaillé dans le marketing, la publicité ou la communication sait que les consommateurs achètent un produit puis rationalisent leur achat ensuite. J’avais, dans une première vie professionnelle, résumé cela sous le nom de « paradoxe de l’implication » : plus un achat est impliquant (c’est-à-dire important en terme budgétaire ou choix financier comme l’achat d’une maison), plus les ressorts du choix sont irrationnels.
Si le consommateur est un être purement rationnel il n’existerait pas de phénomène de surendettement.

Des éléments que l’on entend beaucoup de nos jours et qui tendent à devenir des classiques : on ne connaîtra pas de pénurie de pétrole et l’humain est tellement intelligent qu’il sera capable de venir à bout de tout problème. C’est là qu’il devrait faire un petit peu plus de physique plutôt que de s’y référer. Nous sommes dans un monde fini, l’énergie à notre disposition n’est pas extensible et il n’existe pas d’énergie véritablement renouvelable.  Pressurer le citron atteint ses limites quand il ne reste plus que l’écorce. Les propos sont renforcés quand un peu plus loin il y a un chapitre sur l’illusion de la croissance verte.

Enfin, l’auteur décrit le futur du travailleur comme une suite de CDD avec des changements de statuts par passage de l’état salarié en auto entrepreneur puis retour au salariat avec des plages de congé sabbatique choisie. Bien entendu, par ce biais, il entend que tout le monde va devenir membre de l’élite mondialiste qui fait un métier intellectuel qui lui rapporte suffisamment pour vivre cette belle utopie. C’est ce qui d’ailleurs est décrit par Christophe Guilluy dans son livre « La France périphérique » où les élites recommande la mobilité car ils sont eux-mêmes mobiles sans s’apercevoir que pour le vulgum pecus il est très difficile de bouger. J’ai entendu ce type de propos sur France Inter par Benoit Thieulin qui décrivait aussi un futur fait de changement de statut. Le problème est, qu’en dehors de l’oligarchie néolibérale, l’homme « normal » a besoin de stabilité pour ne serait-ce que faire des projets à moyen ou long terme et que ce n’est pas en mettant en place une instabilité (qu’on peut définir aussi comme précarité) permanente que l’on va sortir les gens des trappes d’inutilité. Comme le veut l’adage « On a toujours assez de courage pour supporter la douleur des autres ».

Pour conclusion, on peut se demander si un tel livre est utile, que sa lecture elle-même a une utilité et que le choix d’acheter ce livre a été utile et pertinent en tant que consommateur rationneL.

L’homme inutile vous salue .  




vendredi 16 octobre 2015







Démystifier la doxa néolibérale




« La croissance c’est la prospérité » Voilà le genre d’assertion qui est fausse depuis le début des années 2000

Si vous prenez d’un côté l’évolution du PIB et l’évolution du nombre de pauvres (chiffre INSEE bien entendu)
Il y a une corrélation entre l’augmentation du nombre de pauvre et l’augmentation du PIB
En résumé +1 Mds de PIB = + 2000 pauvres.

Là où les politiques, les prêtres économiques et leur relais peuvent manipuler les chiffres, les mathématiques ne trichent pas. C’est d’ailleurs pourquoi les « économistes » qui appuient leurs thèses idéologiques de mathématiques n’aiment pas les mathématiciens.

Ceux qui traitent les pauvres d’assistés sont dans l’erreur car une augmentation de richesse serait automatiquement captée par les pauvres et leur nombre devrait diminuer. Or c’est le contraire qui se produit. Donc la richesse supplémentaire est captée par les plus riches et, comme chacun d’entre nous ne voit pas d’augmentation, il ne peux donc s’agir que vraiment les plus riches.

Ceci est le résumé d’un article de Daniel Justens dans l’excellent Magazine « Tangente ». Certes c’est un magazine sur les mathématiques mais il permet de décoder les bêtises que le discours néolibéral déverse depuis 30 ans. Dans le même numéro on trouve un petit texte sur Bertrand Russel, un des plus grand philosophe et « logicien » du XXème siècle. On lui doit notamment les paradoxes de Russel dont le plus connu est celui du barbier : il rase tous ceux et uniquement ceux qui ne se rasent pas eux-mêmes. Qui rase le barbier ? En gros il reprend la métaphore de l’usine d’épingle d’Adam Smith mais explique pourquoi contre toute logique le système capitalisme la mène à sa perte. Ecrit en 1935, l’histoire est toujours d’actualité.

Je profite pour remettre le lien sur la séance de 1840 sur la loi sur le travail des enfants http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1146105
L’écoute ne dure qu’une demi heure pendant laquelle vous entendrez quasiment mot pour mot les arguments des néolibéraux d’aujourd’hui. Ceux qui, à la moindre critique, vous jette à la figure que le monde à changé, que vous avez de vieilles idées, ont les mêmes propos que ceux de 1840. Quand on pense que leur prophète (Adam Smith) a écrit leur Bible (La richesse des Nations) en 1750, on peut leur renvoyer le caractère quasi moyenâgeux de leur idéologie. 


Sources :
http://www.poleditions.com/pole/publications.php?collection=Tangente
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bertrand_Russell
Loi de 1841 http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/loi_22_mars_1841-2.pdf

jeudi 23 juillet 2015




La guerre a commencé 

(translation below)


C’est une guerre qui est déclarée aujourd’hui. Elle n’est pas visible. Il n’y a pas de soldats ou de victimes ensanglantées (quoique). Elle est globale et mondiale. Nul n’est à l’abri car elle touche notre quotidien. Sa logique ira jusqu’au bout et certains qui pensent qu’ils seront épargnés ne le seront pas.

L’ennemi est partout et s’appelle l’oligarchie néolibérale. Une fois qu’on l’a désignée, il faut essayer de savoir qui en fait partie car elle avance masquée. Elle ne correspond pas à la grille de lecture habituelle et il est parfois difficile de la débusquer.

L’oligarchie néolibérale est-elle de gauche ou de droite ? La réponse est qu’elle est ni de gauche ni de droite. Les clivages politiques traditionnels ne s’appliquent plus. Ainsi Sarkozy peut déclarer qu’il faut en finir avec le programme du Conseil National de la Résistance et c’est Hollande qui met en place cette politique en « réformant » les allocations familiales. J’avoue que sur ce point j’étais tombé dans le panneau en applaudissant cette mesure de « justice sociale » avant de lire un éditorial d’Eric Conan dans Marianne. Je pense qu’en France le positionnement de la majorité des politiques vient moins de valeurs et convictions que d’opportunisme et de place à prendre. Un Valls est entré au PS car il n’y avait pas de place au mieux au Modem, au pire à l’UMP. Un récent vote en Angleterre sur un « programme de bénéfice » a été voté par le Labour à l’exception d’une quarantaine de députés « frondeurs ».

L’oligarque néolibéral (ONL) est-il nécessairement riche et s’oppose-t’il aux pauvres? Bien que la réponse évidente semble être oui, la bonne reste non. Exemple: un footballeur qui touche 15 M€ de revenu par an n’est pas un ONL, un élu d’une commune moyenne à 5 000€/mois peut en être un. Le patron d’une grosse PME qui se ballade en Porsche Cayenne n’en fait pas partie quand un responsable d’établissement publique dilapidant l’argent en frais de taxi ou de conseil en stratégie en est une illustration frappante.

Y-a-t’il des métiers spécifiques où l’on retrouve l’ONL ? Au-delà des gouvernants politiques (et encore) et des capitaines d’industrie, il y a de nombreux individus ayant un pouvoir dominant qui influencent la marche de notre sociétés. En effet, même si le premier réflexe est de classer certains journalistes du côté des « collabos », il ne faut pas oublier le rôle  des média dans leurs capacités à « faire passer le message » néolibéral depuis une trentaine d’année suscitant des réactions pavloviennes dans la population sur certains sujets. Jusqu’à présent la méthode était plutôt « douce ». Aujourd’hui on est passé à la grosse artillerie et la propagande la plus grossière comme associer systématiquement Melenchon/Front National ou dire que des néo-nazis sont au gouvernement Tsipras. Le gros bataillon reste le haut fonctionnaire, qu’il soit dans un ministère ou dans une institution européenne. Des personnes non élues façonnent des politiques économiques  au nom d’une prétendue compétence qui est souvent mise à mal quand on se penche dessus.

Comment reconnaitre un ONL ? D’abord par le vocabulaire employé qui pour une grand part est utilisé pour disqualifier le contradicteur. J’ai bien écrit discréditer car l’ONL n’essaie pas d’argumenter (peut-on argumenter sur des oukases?) pour convaincre mais cherche à disqualifier le contradicteur mais pas ses propos. En vrac on trouve les mots et expressions : populisme, propos convenus, idées du passé, ne travaille pas assez, payer le juste prix (opposé à solidarité financière), … Il faut tout de même distinguer le vrais ONL avec le valet atteint du syndrome du larbin. Celui-là se caractérise par sa propension à plaindre ses propres oppresseurs. Il y a surtout ce manque de connaissance historique comme si l’Histoire renfermait les ferments de leur chute (et c’est le cas). C’est pourquoi, ils cherchent à tout prix de ramener le débat au présent et au court terme.

Dans mon dernier billet, j’étais en colère. Aujourd’hui je suis sidéré. Sidéré par l’amorphisme ambiant. Certes c’est un néologisme mais tous les synonymes d’amorphe n’ont pas la totalité des caractéristiques du mot. Au-delà de la définition avec le « a » privatif et « morphe » la forme, il y a plus que le « sans forme ». Il y a beaucoup de notions méconnues comme le caractère « torpide » de l’amorphe. Torpide venant de torpeur comme stupide vient de stupeur, je vois des gens qui ne réagissent pas devant le plus simple signe que la société est au main d'une minorité qui s'appuit sur la non réaction de la population. La masse a toujours été amorphe mais ce qui caractérise notre époque c’est que cette stupeur a gagné les classes qui sont sensés avoir un minimum de réflexion. Que n’entendons-pas comme « Moi, l’économie je n’y comprends rien. Je m’en remets aux économistes », « je suis crevé en rentrant du boulot, ce n’est pas pour me prendre la tête ».

Comment ne pas voir que le temps de l’Inquisition est revenu. Les prêtres néolibéraux règnent sur l’Europe et veulent nous imposer leur vision de la société à la manière des représentants de n’importe quelle religion. L’exemple de la Grèce est marquant mais il y a beaucoup de « petits » faits qui montrent que, maintenant, l’objectif n’est plus le triomphe du néolibéralisme mais de verrouiller le pouvoir et faire taire la contestation. Car c’est le propre de tout système qui devient impérial d’abuser de son pouvoir pour se maintenir. Jusqu’à présent, l’histoire a montré qu’il échoue à tous coups.


Que me font, que me sont ces hommes ? la plupart déjà marqués — troupeau aboulique, fourmis absurdes dans la fourmilière bousculée, et pour lesquels je n’ai ni ombre de pitié, ni sympathie. — (Julien Gracq, Manuscrits de guerre)  


The war has begun

It is a war that is declared today. It is not visible. There are no bloodied soldiers or victims  (though). It is global and worldly spread. No one is immune because it affects our daily lives. His logic will go through its system and those who think they will be spared will not.

The enemy is everywhere and is called the neoliberal oligarchy (NLO). Once it has been identified, we have to try to find out which forms it takes because it advance with a mask. It does not correspond to the usual reading grid of the society and it is sometimes difficult to unmasked.

Is the neoliberal oligarchy from left or right? The answer is that it is neither left nor right. The traditional political divisions no longer apply. Thus Sarkozy may declare that it must end the program of the National Council of the Resistance and this is Holland, which sets up this policy by "reforming" family allowances. I admit that on this point I had fallen into the trap by applauding this measure of "social justice" before reading an editorial by Eric Conan in Marianne. I think that in France the position of the majority of politicians comes less conviction than opportunism and place to take. Valls joined the PS because there was no room at the left side of politics. A recent poll in England on a "benefit program" was voted by Labour with the exception of forty deputies "slingers".

Is the neo-liberal oligarch (NLO) necessarily rich and opposed to the poor? Although the obvious answer seems to be "yes", the good one is still "no". Example: a footballer earning € 15 million income per year is not an NLO, a mayor of a middle-sized town with € 5000 / month can be one. The boss of a middle-sized company that ride Porsche Cayenne does not belong to when a public institution responsible for squandering money by taxi expenses or expenses in advisory fee strategy is a striking illustration. 

Are there any in specific occupations where we find the NLO? Beyond the political rulers (and moreover) and captains of industry, there are many individuals with a dominant power that influence the progress of our societies. Even if the first reflex is to classify some journalists on the side of "collaborators", one must not forget the role of the media in their ability to "pass the neoliberal message" these past thirty years. Results are the raising of Pavlovian reactions in the population on certain subjects. So far the method was rather 'soft'. Today we went to the big guns and the crudest propaganda as systematically lump together Melenchon / National Front or writing that neo-Nazis are in Tsipras government. The big battalion remains the senior officials, whether in a department or in a European institution. Unelected people shaping economic policy on behalf of knowledge that is often alleged but undermined when we look through.

How to recognize a NLO? First, through vocabulary used. This is mainly used to disqualify the opponent. I'm well writing "discredit" because the NLO is not trying to argue (can we argue about edicts or beliefs?) to convince but seeks to disqualify the opponent instead of his arguments.  Some words and phrases are their favorite: populism, ideas of the past, not working hard enough, pay the right price (as opposed to financial solidarity) ... He must still distinguish the true NLO with valet plagued by "the stooge syndrom". This one is characterized by its propensity to feel sorry for his own oppressors. One of their lacuna is the lack of historical knowledge as if history contained the seeds of their downfall (and it is). Therefore, they seek at all costs to bring the discussion back to the present and to short term range.  

In my last post, I was angry. Today I am flabbergasted. Stunned by ambient amorphousness. Certainly it is a new word but all amorphous synonyms does not have all of the characteristics of the word. Beyond the definition with the "a" without  and "morph" the form, there is more than "formlessness". There are many notions unknown as the "torpid" nature of the amorphous. Torpid comes from torpor (drowsiness) just as stupid comes from stupor. I see people who do not respond to the simplest sign that our society is in the hand of minority which take advantage of the lethargy of the population. 
The mass was always amorphous, but what characterizes our time is that this stupor gain on classes that are supposed to have a minimum of reflection. What do I hear is "For me, economy is not understandable. I leave it to the economists "," I'm exhausted back from work, I won't complicate myself on these subject and rather relax watching TV. "

How can we not see that the time of the Inquisition is back. Neoliberal priests rule over Europe and want to impose their vision of society like the representatives of any religion. The example of Greece is striking but there are many "small" facts showing that, now, the aim is not the triumph of neoliberalism but to keep the power and silence dissent. For it is characteristic of any system that becomes imperial to abuse his power in order to maintain itself. So far, history has shown that it fails every time.  


vendredi 19 décembre 2014




Le libéral et l'intervention étatique



Comme les libéraux n'ont pas de mémoire, je vais leur donner un petit cours d'histoire.

1774 : Louis XVI arrive au pouvoir. Il nomme Turgot comme Contrôleur Général des Finances. C'est un libéral mais les caisses sont vides.

Le problème des finances vient du coût de l'armée et notamment de la piètre qualité de la poudre.

La poudre fournie aux armées est tellement mauvaise qu'elle est une des principales causes de la défaite de la Guerre de 7 ans et la perte des colonies américaines en 1763.

La poudre provient d'une entreprise monopolistique avec laquelle l'état a passé un contrat. Evidemment au plus bas prix possible. De plus le contrat ne prévoit aucune pénalité sur la qualité des marchandises fournies.

L'entreprise doit acheter du salpêtre mais les marchands le sachant pratiquent des prix exorbitants. Donc elle achète du mauvais salpêtre. Il faut savoir que le salpêtre provenait essentiellement des résidus des étables.

Au final, l'armée française achetait à prix d'or de la poudre hors contrat et essayait de revendre la daube qu'elle recevait.

Turgot, au lieu de faire comme tout libéral bon teint de 2014, décida de créer une régie avec 4 régisseurs.

L'un des régisseurs n'était autre que Lavoisier, le père de la chimie moderne. Il trouva le moyen d'améliorer la qualité du salpêtre provenant des étables et l'utilisation de la potasse d'Alsace.

L'état dût payer 4 Millions de livre pour casser le contrat mais au bout de 2 ans le budget poudre était redevenu excédentaire grâce à Lavoisier.

Moralité : l'Etat n'a jamais su acheter au juste prix mais un libéral non borné (donc pas 2014) est capable d'actionner le public.
Toute ressemblance à des faits actuels est naturellement fortuite car chacun sait que le passé n'existe pas et que seul le futur des dividendes aux actionnaires existe.

Avant d'être nommé ministre, Turgot avait écrit des "lettres" dénonçant les normes et l'intervention de l'état. Au pouvoir, il fit la même politique qu'Hollande aujourd'hui MAIS eu quand même la bonne idée de nommer un vrai scientifique pour résoudre un problème scientifique.

Plus tard, Napoléon ira encore plus loin en s'entourant de scientifiques et encourageant la science. Il sera le dernier dirigeant français à le faire. Aujourd'hui, les scientifiques ont été remplacés par des fonctionnaires qu'on appelle hauts fonctionnaires à cause de leur habitude de vous regarder de haut.

Sources :
- salpêtre http://fr.wikipedia.org/wiki/Nitrate_de_potassium
- Turgot : http://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Robert_Jacques_Turgot
- Lavoisier : http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Lavoisier

samedi 29 mars 2014



Le nerd réfléchit dans son bain

(translation below)


Quand on essaie de parler de la situation économique et de ce qu'il faudrait faire pour l'améliorer, on a souvent la réponse "L'économie, c'est très compliqué. Je n'y connais rien. Je laisse cela aux experts." Au-delà de la paresse intellectuelle qui place le vulgum pecus dans la peau du Néandertalien face à une catastrophe naturelle, force est de constater que le message néo-libéral a été instillé goutte par goutte par la plupart des médias gauche et droite confondues. Elle s'est appuyée sur les discours des prêtres économiques médiatiques en cours. Pour mes lecteurs réguliers, vous connaissez mon peu d'appétence envers cette caste car j'en ai déjà parlé dans d'autres articles http://blogdugeekvintage.blogspot.fr/2013/04/je-suis-enerve-cela-commence-par.html .

Plutôt que de s'occuper d'algorithme à enseigner à l'école on devrait donner les éléments de base sur l'économie. On éviterait peut-être les phrases comme "la réduction du nombre d'acteurs sur le marché du téléphone mobile permettra de faire baisser les prix" ou comprendre que le fameux Pacte de Compétitivité ne créera pas un seul emploi.

J'ai cherché longtemps un moyen d'expliquer simplement l'économie et comment elle fonctionne. Eureka! A l'instar d'Archimède, j'allais utiliser la métaphore de la baignoire.

Certes le concept n'est pas nouveau et l'image a été utilisée notamment derrière les 3 liens suivants
http://www.nordeclair.fr/Locales/Tourcoing/2012/01/13/l-economie-c-est-comme-une-baignoire-.shtml
http://www.terraeco.net/Comprendre-la-dette-en-10-minutes,39739.html
http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2011/10/10/la-dette-une-histoire-de-baignoire-et-de-robinets/

MAIS ma vision est différente et plus proche de la physique (est-ce une surprise?) plutôt que l'habituel robinet du crédit.

La baignoire peut représenter la population d'un pays, d'une ensemble plus grand ou même d'un seul individu. Ce qui est important c'est qu'il y ait un humain dedans.

Pour prendre un bon bain, il faut que la température soit bonne donc ni trop chaude ni trop froide. Il faut donc un équilibre entre l'eau chaude et l'eau froide.



De façon tout à fait subjective mais ne changeant en rien le raisonnement;
- le robinet d'eau chaude sera celui de l'environnement social et le territoire (les communes, communautés, pays) 
- le robinet d'eau froide sera la finance et le capital, et l'entrepreneur.
Je prends ses 4 éléments du livre "La grande régression de Jacques Généreux dont je vous conseille de lire les premières lignes sur ce lien http://jacquesgenereux.fr/news/la-grande-regression

Quand on ouvre les robinets, l'eau froide et l'eau chaude se mélangent suivant les réglages que l'on donne. Si l'on met trop d'eau chaude (comme pour le régime communiste en URSS) l'eau est trop chaude et l'on se brûle. Si l'on met trop d'eau froide (l'époque des années 20 aux USA et en Europe) l'eau est trop froide et on se caille les miches.

Quel est le rôle du politique ? Régler l'ouverture des robinets pour que la température soit bonne.
On attend donc d'un gouvernement de droite qu'il ouvre plutôt le robinet de droite et d'un gouvernement de gauche qu'il ouvre le robinet d'eau chaude.
Et c'est là que l'on s'aperçoit que cela n'est pas aussi simple.



Aujourd'hui clairement le robinet d'eau froide est ouvert à fond et la température de l'eau se rafraîchit chaque jour un peu plus.

L'avantage de cette façon de passer au crible l'économie et comprendre les conséquences de ce que l'on annonce.
Exemples :
- "Il faut baisser les impôts" = "ouvrons plus le robinet d'eau froide"
- "Notre système de protection social nous coûte trop cher" = "fermons le robinet d'eau chaude"
et pour rester dans l'actualité
- Baisse des remboursements des lunettes = fermeture eau chaude
- 800 M d'économies sur le régime Assedic pris sur les intermittents du spectacle et cadres = fermeture eau chaude
- pacte de solidarité et baisse des charges = ouverture eau froide

Sans connaître l'économie on peut donc voir que la température de l'eau ne risque pas de se réchauffer. Maintenant il y a des gens qui aiment l'eau très froide (tant qu'eux ont chaud) et d'autres l'eau très chaude.


Translation All the example here are french example but you can take the example of your own countries. Also the links are going to french sources





The Nerd is thinking in his bath


When you try to talk about the economic situation and what should be done to improve it, you often have the answer "Economy is very complicated. I know nothing about it. I leave it to the experts.". Beyond intellectual laziness that puts the common man in the skin of the Neanderthal facing a natural disaster, it is clear that the neo-liberal message has been instilled drop by drop by most of the left and right wing media during the last 30 years. Media relayed its discourse done by economic priests. For my regular readers, you know my little appetite to this caste as I've written in other articles such as http://blogdugeekvintage.blogspot.fr/2013/04/je-suis-enerve-cela-commence -par.html.

Rather than trying to teach algorithm in school, this should give the basics of the economy to the kids. Maybe we would avoid phrases like " reducing the number of companies in the mobile phone market will lower prices " or understand that the famous Competitiveness Pact will not create a single job .

I have long sought a way to explain basic economy and how it works . Eureka! Like Archimedes , I would use the metaphor of the tub.

Obviously the concept is not new and the image was used in particular in the 3 following links
http://www.nordeclair.fr/Locales/Tourcoing/2012/01/13/l-economie-c-est-comme-une-baignoire-.shtml
http://www.terraeco.net/Comprendre-la-dette-en-10-minutes , 39739.html
http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2011/10/10/la-dette-une-histoire-de-baignoire-et-de-robinets/

BUT my vision is different and closer to physics ( is this a surprise? ) rather than the usual tap of credit.

The tub may be the population of a country, a larger set or even a single individual. What is important is that there is a human in the tub.

To take a bath, it is necessary that the temperature is good so neither too hot nor too cold. We need a balance between hot and cold water.



So quite subjectively but even if you switch the tap the reasoning is still the same :
- The hot water tap is regrouping the social environment (social security, taxes, welfare state) and the territory (municipalities, region, country) with public services
- The cold water tap will be finance and capital, and the entrepreneur. (As Bush said: we don't have word for entrepreneur in French so I use the english word)

I take the 4 elements of the book "The Great Regression" from Jacques Genereux. I suggest you to read the first few lines on this link http://jacquesgenereux.fr/news/la-grande-regression

When you open the taps, cold water and hot water are mixed depending on the settings that you give. If there is too much hot water (as the communist regime in the USSR) the water is too hot and you burn . If there is too much cold water ( the 1920s in the U.S. and Europe) the water is too cold and you are freezing.

What is the role of politics? Adjust the opening of valves in order to set the temperature comfortable for everyone .

We therefore expect a right-wing government rather opens the right valve and a left government that opens the hot water tap. And this is where we see that it is not as simple.



Now clearly the cold water tap is fully opened and the water temperature cools a little more each day .

The advantage of this way to tackle the economy gives you the opportunity understand the consequences of what are announced by economists or politicians.

Examples:

- "We must lower taxes " = "open the cold water faucet "
- "Our system of social protection costs us too much " = " close the hot water faucet "

and to remain in the news (in France)
- Lower the reimbursements of glasses = closing hot water
- 800 million in savings on ASSEDICs regime taken on the workers in spectacle and executives = closing hot water
- Solidarity pact and lower expenses = opening cold water (The Solidarity Pact consists in giving 50 Mds€ to the companies hoping that they will use the money to hire people)

Without knowing the economy, it can be seen that the temperature of the water will not heat up. Now there are people who like very cold water ( as long they stay in warm water ) and other very hot water .